Chère église,

Pour environ 80% des individus, nous disent les statistiques, le mois de mars est la ligne d’arrivée de la fin des résolutions prises en début d’année. C’est peut-être pour cette même raison que certains d’entre vous, faites partie de ceux qui ont abandonné l’idée du concept de résolution annuelle. Même si nous réfutons l’idée d’une résolution quelconque, nous avons tous au fond de nous une certaine aspiration à voir une amélioration dans certains aspects de nos vies. Il est fort intéressant de constater qu’un pourcentage important de gens se relâchent et baissent les bras quand ils devraient, à l’image du printemps, expérimenter un nouveau souffle plutôt qu’un essoufflement. Peut-être que la renaissance a un prix qu’il nous est difficile à accepter ? Peut-être ne réalisons-nous pas que derrière la beauté romantique d’un bourgeon naissant, il y a aussi l’effort douloureux de percer les dernières fines couches de neige, peut-être avons-nous oublié que bien des adolescents éprouvent des douleurs articulaires parce que, en pleine croissance, que le poussin doit se battre contre sa propre coquille avant de découvrir un infini de possibilités et d’horizons qui s’ouvrent à lui. La nature nous rappelle que grandir rime avec souffrir, tout comme le changement provoque le dérangement. Peut-être est-ce là, une des raisons qui fait grimper en flèche le pourcentage du découragement : la douleur de l’effort.

Que de la fonte des neiges puisse découler ces petites décisions qui produisent de grands changements. Vous savez, ces petites décisions qui consistent à appeler cette personne à qui ça fait longtemps que vous n’avez pas parlé mais y pensez souvent; à vous contenter d’une assiette de nourriture plutôt que deux; de passer à deux sucres au lieu de trois dans votre café; d’aller marcher 30 minutes plutôt que rester river sur les réseaux sociaux; de lire ou d’écouter un chapitre de la Bible durant la semaine plutôt que d’attendre jusqu’à dimanche pour voir un verset apparaître sur un écran; de détourner le regard lorsqu’il génère des pensées négatives; de demander des explications plutôt que cultiver une silencieuse frustration; de demander pardon plutôt que d’accumuler des émotions néfastes; de faire un détour chez le fleuriste plutôt que permettre à « Mademoiselle Routine De La Vie» de vous faire croire qu’elle vous est acquise etc. C’est l’accumulation des petites décisions qui produisent de grands changements. Ne baissons pas les bras et n’ayons crainte de briser la coquille sécurisante de nos conforts illusoires et osons braver l’inconfort qui précède aussi toutes croissances spirituelles ! Même si vous faites partie des 80% du mois de mars, aujourd’hui vous pouvez faire chuter ce pourcentage en décidant de recommencer là où vous vous étiez arrêté, car vous n’appartenez pas à une statistique mais à Celui qui a obtenu votre avantage par la puissance de sa résurrection, Jésus-Christ qui peut tout !

Ensemble, croissons en tous points

Pst Phil.
Église du CEP
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